Le jardin d'Alkinoos ou La Vie devant soi
Le jardin d'Alkinoosou La Vie devant soi

 le potager ou Képos

Quand nous sommes arrivés en 2007, les produits bios souvent chers et rares existaient déjà, mais on en parlait moins. Après avoir tracé le potager tel que je l'envisageais, j'ai acheté un local assez grand pour y loger le matériel: tracteur tondeuse pour 2 hectares, un Westwood anglais, un motoculteur comme tout bon jardinier, des outils indispensables: fourches-bêche, binette, râteau, etc. j'ai fait des carrés et des rectangles de diverses surfaces partagées par une allée centrale, deux latérales et trois perpendiculaires.Au bout, une rangée de groseilliers, et sur le côté une autre de framboisiers. L'année d'après, j'agrandissais avec 4 carrés , deux allées perpendiculaires. Les groseilliers se trouvaient désormais à l'intérieur du potager.

Aujourd'hui, le potager fait 40 m de long sur 15 de large.

Et me voilà, avec mon motoculteur, avec la bêche, à retourner la terre à qui mieux mieux. Funeste erreur ! Au cours d'une émission, j'écoutais avec attention l'interview de Denis Pépin qui expliquait que le meilleur de la terre est une couche externe qui fait 10 centimètres et le fait de labourer fait que cette bonne terre se retrouve au fond et recouverte d'une terre plus ou moins stérile. Sur-le-champ, je décide de vendre le motoculteur et de suivre ses conseils.  J'ai acheté également l'excellent ouvrage de Dominique Soltner "Jardinage sans travail du sol sur couvertures et composts végétaux.

 

Non loin de la serre où je prépare mes semis sur une table de rempotage, où je range mes documents et mes sachets de graines dans un meuble à tiroir, j'ai remonté un abri de piscine qui recouvrait avant notre arrivée, le bassin que les anciens propriétaires avaient construit en face la maison. Cet abri me sert de protection pour toutes les planches et autres tuteurs en bois, rarement pour abriter des légumes. Je ne fais pratiquement aucun légume en hiver. Nous vivons sur nos réserves en bocaux ou du congélateur.

Au début, je reconnais que les compléments chimiques, pesticides, herbicides et autres poisons trônaient sur mes étagères. Mais après avoir lu le livre de Dominique Stoltner, j'ai mis ces produits dans un sac et déposé le tout à la déchetterie. Cela va faire 5 ans que je travaille uniquement en utilisant essentiellement les paillages soit avec le mulch récolté par l'Iseki, ou par de la paille que je broie, toujours avec l'Iseki. J'ai revendu le Weswood pour un Iseki de 19 cv. Un outil professionnel que j'ai acheté d'occasion, mais qui me sert à de nombreuses tâches. En, quand on possède un grand terrain, il faut avoir les outils en conséquence. Un investissement qui s'avère rentable au fil des jours.  Donc, avec les paillages, plus de mauvaises herbes, la terre est en permanence recouverte. Elle s'ameublit au quotidien et la vie animale, notamment les lombrics, fait le travail du motoculteur.

L'impatience du débutant: Les premières années, j'ai dû planter, semer, repiquer tout ce qui est possible: du panais, environ 100 kg de récolte ! Des crosnes dont les repousses ont duré plusieurs saisons, de la laitue asperges, dont on ne sait jamais quand il faut la couper et que l'on oublie, des coquerets du Pérou et autres raretés comme des tomatillos. Depuis, j'ai retrouvé ce que John Le Carré appelle la constance du jardinier: une base classique pour une suffisance alimentaire: brocoli, choux fleurs, haricots verts et blanc (nous sommes en Vendée, pays de la mogette. Moi, je préfère le coco de Paimpol au lingot.

Sans oublier la pomme de terre avec trois variétés, une primeur, l'Anaïs, délicieuse, sucrée et beurrée, la Ratte ou la Corne de gatte en 1/2 tardive, peu de rendement, mais délicate en vapeur, et la Désirée en tardive et de longue conservation? Je la préfère à la Bintje, plus rustique en goût. Depuis cette année, la cultive directement sur le sol en la recouvrant d'un bon tunnel de compost recouvert d'un gros monticule de paille hachée. Il ne faut jamais que le tubercule soit accroché par la lumière sous peine de verdir, véritable poison pour la santé.  Le résultat fut très intéressant: un rendement quasiment identique, moins de pommes de terre attaquées par les taupins et une récolte facilitée. Il suffit d'écarter la paille et de  les recueillir sans terre, saines et prêtes à déguster. Je recommence en 2017 avec encore plus d'entrain.

Nous sommes en 2017 et après avoir repensé complètement l'architecture du potager, j'ai oeuvré durant deux mois pour en faire une parcelle plus harmonieuse, plus visuelle avec des allées plus larges pour pouvoir accéder avec le tracteur. J'ai repensé la manière de cultiver certains légumes comme le haricot vert qui demande des cueillettes pénibles en installant des bacs en bois haut de 1 m. Les fraisiers ont également mis en hauteurs ce qui évitera les visites de limaces et autres hérissons gourmands de fruits.

Les carrés de plantations sont encadrés par des planches de chêne.

Les plants de fraisiers sont installés dans des gouttières de 33 cm fixées sur de poteaux.  Ces gouttières sont percées pour évacuer l'eau. Il faut simplement veiller à bien arroser en été.

Ce bac fait 6 m de long par 1 de large et 1 de haut. Terminé les dos douloureux après la récolte. Il permet de réaliser 3 rangs de haricots verts par exemple. Les bacs plus petits sont prévus pour des légumes comme les salades.

Quelques emaines plus tard, les effets des bacs se font sentir. La chaleur s'y concentre et les petits pois ne tardent pas à sortir de terre; aidé en cela par une température de fin d'hiver les plus favorables.

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